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8 octobre, 2020

Le handicap en zones rurales. Une question de perception

Photo: IFAD

 

Un milliard de personnes – soit 15 % de la population mondiale – souffrent actuellement d’un handicap, et 80 % d’entre elles vivent dans les pays en développement. Les personnes handicapées sont confrontées à des défis importants, notamment les attitudes négatives, la stigmatisation, la discrimination et le manque d’accessibilité dans les environnements physiques et virtuels – qui compliquent tous leur capacité à participer pleinement à la société et à l’économie. Pour ces raisons et d’autres encore, bien qu’elles soient « la plus grande minorité du monde », elles sont souvent négligées.

 

Les personnes handicapées sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que les personnes non handicapées. Les données disponibles montrent que la proportion de personnes handicapées vivant sous le seuil de pauvreté est plus élevée que celle des personnes non handicapées – dans certains pays, elle est deux fois plus élevée. Dans les pays en développement, les personnes handicapées et leurs ménages ont moins de chances d’avoir toujours de la nourriture à manger. Dans le même temps, la crise COVID-19 approfondit les inégalités préexistantes et révèle l’ampleur de leur exclusion. Bien qu’elles soient plus exposées au risque de contracter COVID-19 et de subir de graves complications, les personnes handicapées sont néanmoins particulièrement désavantagées par ses conséquences socio-économiques, notamment les pertes d’emploi et les mesures de verrouillage visant à contrôler la propagation. Elles sont également parmi les plus touchées en termes de décès.

 

Dans les zones rurales, les personnes handicapées ont tendance à être confrontées à davantage de difficultés que leurs homologues des zones urbaines. Elles sont moins susceptibles d’avoir été scolarisées, moins susceptibles d’avoir un emploi, moins susceptibles d’être suivies par un agent de santé qualifié et moins susceptibles de posséder un téléphone portable. De même, elles sont souvent laissées pour compte dans les interventions de développement rural. Les personnes handicapées sont souvent considérées comme des objets de charité, de traitement médical et de protection sociale, et non comme des individus capables d’exercer leurs droits, de prendre des décisions fondées sur leur consentement libre et éclairé et d’être des membres actifs de la société et de l’économie. Les résultats de la littérature existante montrent toutefois que les personnes handicapées des zones rurales sont économiquement actives, ont le potentiel de générer des revenus et ont la possibilité de sortir de la pauvreté par un parcours productif.

 

Un certain nombre de projets soutenus par le FIDA ont aidé avec succès des personnes handicapées à créer leur propre entreprise à tous les stades de la chaîne de valeur, de la production à la transformation, en passant par le commerce et l’achat. Ainsi, elles sont désormais en mesure de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille et de contribuer à leur économie locale.

 

Au Sénégal, par exemple, plus de 300 membres d’organisations de personnes handicapées ont été formés par le FIDA et ses partenaires aux compétences professionnelles et commerciales. Grâce à cela, Djenalib Ba a pu créer son propre atelier de fabrication et de réparation d’outils agricoles. Il emploie et encadre aujourd’hui cinq jeunes hommes. Entre-temps, Daba Diom a lancé une entreprise d’élevage de volaille et, grâce aux bénéfices qu’elle réalise, les 14 membres de son ménage peuvent maintenant aller à l’école et prendre trois repas par jour.

 

 

 

Néanmoins, les programmes de développement rural, tels que ceux financés par le FIDA, doivent faire davantage pour atteindre les personnes handicapées. Une inclusion réussie commence par la reconnaissance du fait qu’elles sont des membres actifs de la société et de l’économie et repose sur des approches de ciblage spécifiques et un engagement plus étroit avec les personnes handicapées et leurs organisations pour s’assurer que leur voix est entendue et que les activités du projet sont adaptées à leurs besoins.

 

Au FIDA, nous sommes déterminés à intensifier nos efforts pour inclure les personnes handicapées dans nos opérations, notamment en travaillant en partenariat avec d’autres organisations. Nous sommes sur le point de lancer une nouvelle initiative, en collaboration avec Light for the World, l’Organisation internationale du travail et PROCASUR, pour piloter des approches innovantes d’inclusion des personnes handicapées dans les projets soutenus par le FIDA. En tant que nouveau membre du réseau Global Action on Disability, nous espérons également renforcer notre engagement avec les organisations de personnes handicapées par le biais de l’Alliance internationale pour les personnes handicapées.

 

L’Agenda 2030 pour le développement durable et les objectifs de développement durable soulignent la nécessité d’intégrer les personnes handicapées. Cela est encore plus important dans tout ce que nous faisons pendant et après la crise COVID-19. Ce n’est qu’en nous concentrant sur les capacités de tous les membres des communautés rurales que nous pourrons construire des économies et des sociétés égales, inclusives et durables, plus résistantes face aux pandémies et aux nombreux autres défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés.

 

SOURCE: FIDA

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